La Bible parle beaucoup de l’argent et de sa portée spirituelle, comme de tous les sujets qui occupent et préoccupent les hommes.
Comme nous l’avons abordé dans la première partie de cette série d’articles, le milieu chrétien et évangélique regorge de pasteurs et enseignants qui encouragent leurs fidèles à rechercher l’enrichissement financier.
Cependant, dans son épitre à Timothée, l’apôtre Paul décrit les armes du diable pour fragiliser et détruire la foi des chrétiens. Et parmi ces armes, on retrouve l’amour de l’argent !
Encore aujourd’hui, nous devons repérer cet appel à l’amour de l’argent dans la société, mais parfois même à l’intérieur de l’église, voire en nous même ; et nous devons “fuir” ces choses, en suivant les recommandations de Dieu à travers Son apôtre Paul.
Devant ces avertissements contre l’amour de l’argent et cet appel à le fuir, deux questions peuvent se poser :
- Comment avoir un rapport à l’argent qui est sain, dans la mesure où il est littéralement impossible de vivre sans argent ?
- Ensuite, un chrétien peut-il chercher une situation financière plus confortable ?
On peut trouver dans les paroles du Seigneur Jésus et de Ses apôtres des principes qui nous permettent de vivre ces situations d’une manière qui soit bonne pour nous, et qui glorifie Dieu.
Regarder à la vie éternelle: la clé pour un rapport sain à l’argent
L’argent nous est nécessaire dans ce monde: pour se nourrir, se vêtir, se loger et même pour le service de l’église. La solution n’est donc pas de s’en passer. Dans plusieurs endroits où la Parole de Dieu présente l’amour de l’argent comme un poison, on voit que l’antidote qui nous est présenté c’est de regarder à la vie éternelle.
Si on revient à 1 Timothée 6, l’apôtre recommande à Timothée aux versets 11 et 12 « Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété […] saisis la vie éternelle à laquelle tu as été appelé […] »
Paul n’est pas le premier à établir un contraste entre le désir de l’argent et le désir de la vie éternelle. Avant lui, Jésus lui-même décrit la même opposition.
Dans Matthieu 6, à partir du verset 19 qui est la partie du sermon sur la montagne où Jésus met en garde contre l’argent, il va dire « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre […] mais amassez-vous des trésors dans le ciel »
Le Seigneur Jésus est le meilleur enseignant qui ait jamais marché sur la planète Terre, et Il a aussi une parfaite connaissance des besoins des hommes, et des réponses à ces besoins.
Pour vivre un rapport sain à l’argent, il faut s’amasser des trésors dans le Royaume des Cieux.
La solution que le Seigneur Jésus apporte est LA solution par excellence ! Pour vivre un rapport sain à l’argent, il faut s’amasser des trésors dans le Royaume des Cieux.
Le Seigneur ne s’arrête pas là. Il va aussi dire dans les versets suivants : « L’oeil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres »
Ce principe répond de façon pratique à la question de l’utilisation de ses ressources financières.
S’amasser des trésors dans le Ciel commence donc par le fait d’avoir une bonne vue spirituelle, ou une bonne perspective spirituelle.Lorsque le Royaume des Cieux devient la chose la plus importante pour nous, alors nous serons plus prompts à y investir nos ressources, y compris financières.
Le défi du chrétien c’est de rester éclairé et éveillé à la réalité de la vie qui nous attend dans le Ciel. Un tel changement n’est pas simplement un changement de paradigme intellectuel, mais bien une transformation spirituelle qui doit être entretenue et renouvelée.
Un peu comme Elisée a prié pour que Dieu ouvre les yeux de son serviteur (2 Rois 6), nous devons constamment prier pour nous-mêmes, nos leaders spirituels et nos églises afin de garder le regard sur l’héritage qui nous attend dans le royaume des Cieux.
Lorsque nos yeux spirituels voient clairement l’héritage infini qui nous attend dans le Ciel, nos affections sont portées vers celui-ci et l’emploi de nos ressources en découle. Notre argent est investi dans le Royaume des Cieux où se trouve notre véritable trésor.
Aspirer à une situation financière plus confortable ? Oui, Si Dieu le permet
La Parole de Dieu n’est pas un livre fait de prescriptions. Quelques fois nous ne pouvons que nous appuyer sur des situations vécues par l’Église primitive pour en déduire des principes.
Pour la question de l’amélioration des conditions matérielles, on peut évoquer par exemple le principe qui se trouve dans 1 Corinthiens 7 dans les versets 20 à 21:
« Que chacun demeure dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé. As-tu été appelé étant esclave, ne t’en inquiète pas; mais si tu peux devenir libre, profites-en plutôt. »
Dans cette portion de l’épître aux Corinthiens, on peut supposer que l’apôtre Paul répond à une question qui lui a été posée sur le rang social que doit occuper un enfant de Dieu qui a été sauvé par Jésus-Christ : le rang social le plus bas (esclave) ? Ou le rang social le plus prestigieux (homme libre) ? Ou encore était-ce légitime pour un chrétien esclave (propriété d’un autre individu et travaillant pour lui) d’aspirer à une situation plus confortable, y compris financière?
De la réponse de l’apôtre Paul on peut tirer deux attitudes à avoir : Se contenter de sa situation, et tirer profit des bénédictions temporelles de Dieu.
Se contenter de sa situation
Se contenter peut être plus facile à dire qu’à faire face à l’épreuve, qu’elle soit financière ou autre.
Comment parvenir à un état de contentement en tant que chrétien? Il peut être utile de se rappeler que chaque situation dans laquelle on se trouve est directement voulue par Dieu Lui-même (Amos 3:6; Exode 4:11; Job 2:10; Jer 19:11; 1 Pi 5:6).
C’est vrai que la Bible parle d’hommes que Dieu a béni financièrement sur cette terre, mais elle est davantage remplie d’hommes et de femmes de foi qui ont traversé les pires difficultés.
Dans Hébreux 11 qui est considéré comme le panthéon des hommes et des femmes qui ont servi Dieu avec foi, l’auteur parle de personnes qui étaient “errants dans les déserts et les montagnes” et qui n’ont pas obtenu ce qui leur était promis, “Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous.”
On revient ici encore peut-être sur le même principe de “vision spirituelle” du Royaume des Cieux à venir. C’est ce Royaume que Dieu a en vue pour nous… et il est meilleur.
Si nous sommes dans le besoin financier, nous pouvons – pour nous aider à persévérer – nous rappeler que cette situation est passagère, en attendant notre vrai héritage dans le Ciel.
Profiter et nous réjouir des bénédictions temporelles de Dieu
Mais d’un autre côté c’est humain et naturel d’aspirer à améliorer sa situation financière. Et si Dieu nous ouvre des portes pour que celle-ci s’améliore, nous devons en profiter et nous réjouir en Lui.
Si nous sommes déjà dans une situation financière confortable, nous devons nous rappeler que ces richesses sont passagères, en attendant notre vrai héritage dans le Ciel.
Joseph d’Arimathée, le disciple qui a enterré le Seigneur Jésus, est décrit dans les évangiles comme étant un homme riche. Celui-ci est souvent pris comme exemple pour inciter les chrétiens à eux aussi devenir riches. On sait très peu de choses de lui. Mais nous devrions davantage aspirer à la deuxième partie de sa description donnée par Marc. Celle-ci relève davantage de son caractère tandis que son statut relève de la providence de Dieu.
Marc 15 v 43 : « […] Joseph d’Arimathée, conseiller de distinction, qui lui-même attendait aussi le royaume de Dieu […] »
Soumettons-nous à la providence divine sur nos vies, réjouissons-nous et profitons des biens et des opportunités qu’Il nous accorde, mais avant tout, prions que nos yeux soient ouverts pour voir et attendre l’avènement du Royaume de Dieu.


















